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Mes Créations

Mes créations personnelles sont visibles dans les réalisations... Alors pourquoi cette page?
Tout simplement parce le processus de la création d'un modèle passe par un certain nombre d'étapes obligatoires, et suivant les ressources et les outils dont on dispose, il est possible de courcircuiter certaines d'entre elles... Tout le monde ne dispose pas d'un CAP de couture, aussi ai-je voulu rassembler ici un certain nombres d'informations utiles. J'espère ainsi un peu démystifier le vocabulaire technique des spécialistes de la conception ou de la couture, pour mettre en place une simple compréhension "raisonnable". Pour plus de détails d'un point de vue pratique, reportez-vous aux pages de cours...

LES ETAPES DE LA CREATION

1 - Le patronage
1.1 - La prise des mesures
1.2 - Les tailles
1.3 - L'adaptation des mesures à la forme du vêtement
1.4 - La décomposition en pièces
2 - Le texturage ou "choix des matériaux"
3 - Les goûts et les couleurs
3.1 - Illustration
3.2 - Motifs et frises
4 - Réalisation et montage
5 - L'aide à la création avec l'informatique.

Le patronage

Déjà un mot technique! En fait, il s'agit simplement de traduire la forme d'un vêtement en éléments réalisables simplement, en tenant compte des "formes" de la personne pour qui ce vêtement est destiné....Les élements réalisés conformément au "patron" pourront être assemblés (montage), pour donner un résultat PREVISIBLE lorsqu'il sera porté! Le patronage repose sur la prise et l'adaptation des mesures. L'être humain s'habille depuis longtemps, et les professionnels ont déterminé depuis longtemps quelles étaient les mesures importantes et déterminantes suivant le type de vêtement à réaliser. En fait, pour dessiner un type de vêtement donné, le nombre de mesures à prendre est relativement restreint, et c'est toujours le même (surtout si on tricote toujours pour les mêmes personnes).

Les tailles des vêtements sont simplement une décompositions des dimensions "de base" de l'individu, suivant une certaine échelle. Pourquoi? Parce que la précision de ces dimensions n'a rien à voir avec la précision utilisée en mécanique automobile, et un individu généralement sera satisfait de son vêtement si il ne se sent ni "engonsé" ni "flottant" lorsqu'il le porte, et si le tout lui semble harmonieux...C'est tellement vrai que les catalogues spécialisés ne montrent leurs modèles que sur 3 ou 4 dimensions, choisies toutes les 4 tailles! Le côté rassurant est que pour rater un patron, la seule solution est de mélanger plusieurs tailles, ou de se tromper largement de mesures, ce qui est difficile si on considère les cm en laissant tomber les millimètres qui n'ont pas cours en tricot!

Comment "patrone-t-on"? Comme tout le monde! La façon de décomposer un vêtement n'est pas unique, mais elle ne varie pas à l'infini. Le plus sage est de s'inspirer des découpes effectuée sur des exemples que vous trouverez. Il n'y a aucune obligation d'utiliser rigoureusement les mêmes formes (d'autant qu'un artiste n'a pas la réputation d'être doué en calcul). La règle de base est d'utiliser les symétries lorsque c'est possible, et la preuve consiste à vérifier que les pièces montées ensembles permettent de retrouver les mesures prévues (les mesures doivent bien sûr être effectuées aux endroits prévus, comme nous allons maintenant le voir. -->sommaire

La prise des mesures

Tout d'abord, voici l'illustration de la norme complète de prise des mesures en couture ...

Ne prenez pas peur!, en fait nous n'en utiliserons en général que 3 à 5 pour la conception d'une pièce!
Le principal intérêt de cette illustration est de montrer à la fois comment et où on prend une mesure. Les termes utilisés sont ceux de la profession et il est bon de les connaître...pour se comprendre!
Pour se retrouver facilement dans cet embrouillamini, il suffit de s'apercevoir qu'il y a d'une part les "mesures de bases", incontournables, et qui déterminent le volume du vêtement, d'autrepart les "mesures secondaires" qui sont peu dépendantes de la morphologie, ou qui sont de nature à régler "l'ampleur" du vêtement, c'est à dire le confort de la personne habillée. Là encore, les valeurs choisies perdent leurs mystère si on comprend que la façon de faire est toujours la même selon qu'on désire un vêtement ajusté, ample, ou sport,...Un exemple donné dans l'un des paragraphes suivants va éclaircir les choses.-->sommaire

Les tailles

En principe, la "taille" est le moyen de communication entre le fabricant d'un vêtement et son client pour choisir les dimensions d'un vêtement en fonction des mesures du client...

En théorie, oui! mais...le fabricant tient compte de ses adaptations personnelles à la coupe du vêtement, qui sont rarement les mêmes que celles d'un autre fabricant. Ceci explique que l'un habille "grand" par rapport à un autre. En fait les fabricants n'ont jamais su se mettre d'accord, ce qui fait qu'un 42 chez l'un sera peut-être équivalent à un 42 1/2 chez l'autre! Pire, selon le type de vêtement ou la région, les échelles peuvent encore différer!Sans parler des effets de mode très aléatoires...

Pour simplifier la vie du public, trois échelles (US, EUROPE, et Français) se mordent la queue!. Ne cherchez pas, leur correspondance est encore plus approximative, ou si elle existe chez un frabricant, c'est parce que celui-ci a fait une GROSSE approximation dans ses choix. Heureusement, la précision du tricot étant encore moins précise (on peut tirer dessus après lavage) certaines approximations "commerciales" devient acceptables...

Mais tout cela n'est que du blabla qui ne nous concernent pas, puisque nous travaillons "sur mesure"....et de plus la science est facilement remplacée par un savant coctail de patience,de logique et d'expérience. Si vous n'avez pas tout cela, inutile de vous lancer dans la création, ou même de tricoter!

Alors où trouver des ordres de grandeur de correspondance entre la taille et les dimensions? Réponse : "Dans les catalogues!".Pratiquement toutes les marques éditant des modèles présentent une page consacrée à la définition des dimensions. Prenez 3 catalogues de marque différente et vous constaterez à quel oint les écarts peuvent être importants : les tailles ne sont pas données au cm prêt, mais à plusieurs centimètres prêt.. A titre d'illustration, les valeurs relevées dans deux revues traitant du même type de modèles donnent :

Tailles
T1
T2
T3
T4
T5
Fabricant n°1
Correspondance
36-38
40-42
44-46
48-50
52-54
Tour de poitrine
82 à 89
90 à 97
98 à 105
106 à 115
116 à 127
Tour de taille
59 à 66
67 à 74
75 à 82
83 à 94
95 à 110
Tour de hanche
88 à 95
94 à 103
104 à 111
112 à 121
122 à 133
Fabricant n°2
Correspondance
34-36
38-40
42-44
46-48
50-52
Tour de poitrine
80 à 84
88 à 92
96 à 100
104 à 110
116 à 122
Tour de taille
59 à 62
65 à 69
73 à 77
81 à 85
91 à 97
Tour de hanche
84 à 88
92 à 96
100 à 104
108 à 114
120 à 126
Conclusion : le fabricant n°1 taille plus grand que le fabricant n°2

Une mesure prise au cm prêt sera toujours beaucoup plus précise que la référence à une taille! -->sommaire

L'adaptation des mesures à la forme du vêtement

Les mesures prises sont celles de la morphologie, et non celles du vêtement. Si le tour de taill est important pour qu'une jupe ou un pantalon tienne sans trop serrer, d'autres dimensions jouent peu sur sur la coupe d'un vêtement. C'est le cas par exemple de la hauteur d'un col roulé! Dans d'autres cas, la mesure peut être très différente de la réalisation, car le style du vêtement impose une dimension largement supérieure à ce qui est nécessaire, et même après avoir ajouté une "ampleur d'aisance". Cela signifie que certaines mesures ne sont pas vraiment critiques et peuvent être sans conséquence (sinon esthétique, ce qui pourrait être recherché dans des formes dites "artistiques").

D'abord, qu'est-ce que "l'aisance" ? Si la mesure du corps était exactement celle du vêtement correspondant, le port de celui-ci pourait être désagréable, et il y a de fortes chances que son porteur se sente "serré", et limité dans ses mouvements. Ce phénomène est combattu en augmentant certaines dimensions - en particulier aux endroits mobiles (emmanchures pour le mouvement des bras, tourde poitrine pour la respiration, etc...). On dit alors que l'on ajoute de "l'aisance"...La quantité donnée dépendra de l'endroit et du style du vêtement. Le tableau ci-dessous donne la définition des styles de ce point de vue, illustré dans le cas d'un tour de poitrine de taille 42 pour faire mieux comprendre de quoi il s'agit :

Style
Mesure + aisance
Aisance en( cm)
Augmentation ( %)
Observation
Dimension physique (mesure)
96 cm
la mesure est prise "ajustée sans serrer"
Serré ou moulant
98-102 cm
2-6 cm
2 à 8%
La forme "colle" au corps.L'aisance est juste suffisante pour permettre le mouvement.
Ajusté
108-113 cm
12-19 cm
8 à 12%
C'est l'aisance juste suffisante pour ne pas sentir la présence du vêtement pour des mouvements d'amplitude normale
Classique
114-117 cm
18-21cm
15 à 20%
Le vêtement est juste lâche. Il commence à se détacher du corps
Sport ou ample
120-125 cm
24-29 cm
20 à 25%
L'aisance est confortable, même pour des mouvements brusques. Il peut flotter...
Très ample ou Large
>= 130 cm
> 35cm
30% et plus
L'aisance est supérieure à ce qui est nécessaire? L'effet est surtout destiné à l'allure du vêtement (style décontracté)

Toutes ces valeurs sont purement indicatives et dépendent de la mesure concernée. Chaque couturière ou tricoteuse utilise ses propres valeurs, ce qui correspond aussi un peu au fruit de leur propre expérience. Rappelons le encore une fois les mesures sont approximatives et dans la limite du raisonnable, joueront peu sur le résultat. Les mailles ont une élasticité qui permet souvent de corriger une légère erreur que seule une tricoteuse aguérie serait capable de détecter.

Pour les autres mesures, rien ne vaut l'observation : prenez taille par taille plusieurs modèles d'une coupe qui ressemble à ce que vous souhaitez réaliser, et faites des comparaisons avec les mesures que vous avez prises. C'est étonnant comme on se forge rapidement une opinion personnelle. Après une réalisation, la comparaison du résultat (que vous pouvez noter) avec ce que vous souhaitiez réaliser, fait qu'après deux ou trois réalisations, vous pouvez commencer à faire des "sans faute"... -->sommaire

La décomposition en pièces

Ce qui caractérise la forme d'un modèle est la conception et la forme de ses pièces, et réciproquement, la forme des pièce dépend de la forme du vêtement. Nul n'a besoin d'être expert en géométrie analytique pour concevoir et décomposer un modèle en pièces. S'il est possible d'en réunir les compétences dans une entreprise industrielle, il est à noter que les grands experts des maisons de haute couture travaillent sur un mannequin (souvent vivant!), en effectuant un montage en papier de soie (papier mousseline), ou même directement avec le tissus. Le démontage des pièces permet ensuite le tracé des formes des pièces. C'est évidement une solution si vous avez une bonne connaissance de la couture, ce qui n'est pas le cas de tout le monde...

Une solution plus simple consiste à modifier un modèle existant pour l'ajuster aux dimensions résultant de vos mesures, après les avoir ajustées. Le fait de pouvoir partir d'un modèle proche de votre réalisation, et dans une taille voisine, vous garantie que si erreur il y a, elle ne sera que mineure, à condition de raisonner dans l'unité de vos mesures, c'est à dire en cm. L'adaptation en compte de mailles et de rangs ne viendra qu'une fois que vous aurez choisi les laines utilisées et réalisé des échantillons avec ces dernières. Mais n'anticipons pas...

Une pièce est caractérisée par sa forme et par ses dimensions. Si on conserve une forme prédéfinie, doit-on ajuster au niveau de toutes les dimensions et faire un gros exercice de règle de trois? Ce n'est pas nécessaire : en fait seules certaines dimensions doivent être retouchées si vous partez d'un modèle qui de par son style, dispose d'une certaine amplitude. Par exemple, on ne modifiera pas la forme des emmanchures, mais seulement la hauteur de démarrage des rabats, si le diamètre le plus large des manches restent inchangées. Un col en V part toujours de la hauteur de la base de l'emmanchure, etc...

Le meilleur conseille que je puisse vous donner est - du moins au début - de retracer à l'échelle la forme de vos pièces pour faire vos corrections. Une fois ces tâches terminée, ces dessins vous seront utiles pour effectuer la conversion en mailles et en rangs.

La création peut aussi créer de nouvelles formes. Là encore les ajustements seront effectués sur le papier, avec un pré-montage sur le mannequin pour vérifier visuellement le résultat obtenu...Très rapidement, vous vous apercevrez qu'il n'y a pratiquement pas de limite à la sophistication( ni aux délires).

En résumé, partez de formes voisines, et ajustez les....-->sommaire

Le texturage ou "choix des matériaux"

Le Texturage consiste, partant de la forme à plat des pièces de papier, à convertir les unités de mesure (cm) en unités plus parlantes pour la tricoteuse qui va compter en mailles et en rangs. Bien sûr, cette conversion ne pourra s'effectuer qu'une fois le choix des matières effectuées lui-même, comme nous allons bientôt le voir.

La première phase, la plus agréable et la plus sensuelle, consiste à choisir la laine ou le coton qui vont être employés. C'est là une affaire de goût, de sensibilité, de style, de coup de foudre....et quelques fois de technique, si on veut tricoter plusieurs fils fantaisie en même temps...Notez que je ne parle ici que de matière et non de couleurs. Oui, la texture d'une laine influe sur la texture de la réalisation, mais également les points employés. Quelle que soit la méthode de sélection, le résultat est le même, à savoir un choix est fait.

Pour la seconde phase, il s'agit de réaliser des échantillons de chaque point utilisé, avec chacune des familles de laines qui vont être employées. Contrairement à certaines idées reçues, c'est une phases des plus importantes de la création, et elle doit être faite en tricotant d'une façon bien régulière. Lorsque vous utilisez pour la première fois un nouveau type de laine, n'hésitez pas à réaliser les échantillons avec des aiguilles d'une demi-taille au dessus et au dessous des valeurs conseillées pour observer les changement de texture de vos échantillons. Votre façon de tricoter peut changer le résultat, et c'est seulement lorsque vous aurez un peu d'expérience que vous saurez si votre façon de tricoter donne le même résultat que celui indiqué par la filature de la marque de laine que vous utilisez (pour le jersey). Pour les autres points, y compris les points fantaisie,Même si vous en avez l'habitude, il n'y a pas d'échapatoire : il faut un échantillon!.

Les échantillons réalisés et choisis, vous allez pouvoir les mesurer. On se base sur un échantillon de 10cm par 10 cm pour simplifier les calculs, mais un échantillon roule lorsqu'il vient d'être tricoté. Le mieux est de faire un échantillon un peu plus grand pour faire la mesure, en fixant l'échantillon à plat sur un support de bois tendre ou de liège. NE REPASSEZ PAS VOTRE ECHANTILLON!!!. Il peut être maintenu en position "naturelle" par des épingles, sans tendre les mailles non plus, ce qui sera plus facile si l'échantillon est plus grand que 10x10...Ensuite, toujours avec des épingles, vous pouvez repérer 10 cm le long d'un rang, et 10 cm le long de la colonne d'une maille centrale, pour compter le nombre réel de mailles et de rangs de votre échantillon. Cette mesure sera faite à la demi maille et au demi-rang près. Après avoir noté les mesures de chaque échantillon avec précision (n'hésitez pas à recompter 2 ou trois fois chaque mesure pour être certain de ne pas vous tromper), vous êtes parée pour convertir vos dessins de pièces en grilles de tricot...

La quatrième phase , c'est la création des grilles pour chaque pièce, avec la conversion des cm en mailles et rangs par règle de trois à partir des valeurs de l'échantillon..
Pour être juste, il faut également anticiper le montage en pensant qu'à chaque couture latérale, une maille sera perdue(elle sera prise dans la couture). Il faut donc l'ajouter lorsque c'est nécessaire. Les diminutions ou augmentation se font toujours sur les rangs de même parité (pratiquement, lorsqu'on commence un rang). Les mailles de biais doivent être calculées toujours en dépassant d'une maille les tracés de découpe, pour être pris dans la couture (on enlève toujours une maille de moins pour la couture) . Vous obtiendrez ainsi de plus belles finitions.-->sommaire

Les goûts et les couleurs

"Les goûts et les couleurs ne se discutent pas...."
Cette maxime est imparable ! Il n'en reste pas moins que les fautes de goût existent bien...Est-il normal d'utiliser des couleurs violentes dans une réalisation exprimant la douceur de vivre d'un angora? pourquoi pas si c'est ce que vous souhaitez... Ce serait dommage de consacrer une semaine à une réalisation pour s'apercevoir seulement une fois qu'elle est terminée qu'elle restera dans un placard parce qu'elle est trop difficile à porter. Comment éviter cela? En effectuant ce qu'on appelle le "rendu" du projet avant de commencer. De quoi s'agit-il?

En fait ce terme emprunté aux graphistes signifie que vous allez dessiner votre réalisation avec des crayons de couleurs, en essayant de vous approcher des couleurs des laines que vous comptez utiliser le plus possible. Lorsque vous choisissez un modèle à réalisé dans un catalogue, ce choix est fait le plus souvent d'après un rendu, car ce qui vous accroche le plus dans un catalogue, ce n'est pas l'explication, mais un rendu : la photographie du modèle réalisé. Lors d'une création, le modèle n'existe pas encore. C'est la raison pour laquelle le dessin est indispensable.

L'exemple ci-contre montre un dessin de rendu pour la disposition d'un motif sur un pull de grosse laine. Vous remarquerez qu'il ne nécessite pas de précision de dessin (il n'est pas nécessaire de dessiner exactement les points). Il s'agit plutôt ici d'un plan de masses que l'on peut regarder en clignant des yeux pour se faire une idée de l'aspect que pourrais donner le placement des différents points. Vous remarquerez que la technique de dessin est également grossière. Il ne faut pas être un artiste très doué, il faut surtout y consacrer du temps. On procéderait exactement de la mème façon pour disposer des couleurs, des illustrations ou des frises de jackard.-->sommaire

L'illustration

Vous avez certainement déja vu des réalisations de pulls pour ados qui comportent en illustration leur personnage de bande dessinée favori, ou une superbe composition florale sur un adulte? La réalisation de telles illustration pose de nombreux problèmes, quelques fois très techniques.

Il faut savoir d'abord que l'illustration est en générale soumise à une propriété d'auteur, de même nature que la protection industrielle. Cela signifie que l'auteur d'un dessin reste son propriétaire ne peut être utilisé sans son accord. Vous pouvez être poursuivi si vous vendez un pull comportant un personnage de Walt Disney, ou tout autre auteur. Cette protection est même étendue au support de vente, même si ce n'est pas vendu. De la même façon, les modèles créés par des filatures comme PHILDAR ou ANNY BLATT sont protégés et vous ne pouvez pas les réaliser autrement que selon leurs directives. Plus loin cette autorisation est limitée dans le temps. Vous devez être très vigilant à ce sujet si vous devez vous livrer au commerce de vos réalisations. Ces lois sont des lois de protection commerciales et ne sont pas directement applicables au particulier, sous réserve d'en comprendre le mécanisme: Un artiste se produisant en publique est soumis au droit d'auteur, mais la SACEM ne vous poursuivra jamais pour avoir fredonné les paroles d'une chanson qui vous a séduite. De même, le droit commercial ne peut s'appliquer au domaine particulier, et la société Disney ne peut pas vous poursuivre si vous avez réalisé vous-mêmes un de ses personnages sur les pulls de vos têtes blondes. Ce ne sera plus vrai si vous revendez ce pull à une amie!

Revenons à la technique.. .La première difficulté liée à une illustration est l'emploi des couleurs. Le cas le plus simple est la reproduction d'un dessin, car il utilise un nombre limité de couleurs, de par sa conception. Le problème qui se pose est celui de l'APPARIEMENT DES COULEURS. Cela signifie que les couleurs des laines que vous avez à votre disposition, ne correspond pas aux couleurs de votre dessin. Il va donc falloir changer les couleurs du dessin pour utiliser les couleurs des laines les plus appropriées.

Le second problème est celui de la REDUCTION DE COULEURS. Si vous souhaitez par exemple travailler à partir d'une photographie de visage ou decomposition florale, les nuance de la photo contiennent un très grand nombre de couleurs. Si on voulait toutes les utiliser, cela signifierait avoir autant de fils que de couleur, ce qui conduirait rapidement à une situation inextriquable. La réduction de couleurs consiste à supprimer des couleurs, en les remplaçant par une couleur unique avoisinante pour conserver le plus possible l'effet optique obtenu. Ce problème est le plus technique. Il exige soit des connaissances de graphiste, soit l'utilisation d'un logiciel d'assistance par ordinateur spécialisé. Vous dépasserez rarement l'utilisation d'une quinzaine de laines de couleurs différentes au cours d'une réalisation complexe. Une moyenne courante se situera entre cinq et dix laines différentes.

Le troisième problème est celui de la RESOLUTION DES MAILLES. Le dessin précis d'une image dépends essentiellement du nombre de points utilisés pour représenté cette image. En d'autres termes, plus les points seront gros, plus il sera difficile de suivre un contour dans une image, d'en rendre les détails. Pour obtenir un bon rendu de la réalisation, la solution consiste à réaliser une illustration la plus grande possible,..et d'utiliser une laine fine pour avoir des mailles les plus petites possibles!
La réalisation sera plus longue, du fait qu'il y aura un plus grand nombre de mailles à tricoter!

Maintenant que les paramètres de la reproduction sont définis, il faut en réaliser le diagrame sur une surface rectangulaire à l'échelle, sur laquelle a été dessinné une grille de programmation au pas des mailles(d'après les échantillons).. Il ne reste plus qu'à décalquer et colorier la grille.

Le dernier problème à résoudre est celui du positionnement de l'illustration sur le modèle. Vous seriez tentés simplement de le centrer? Alors vous auriez tout faux et de grandes chances d'être déçue du résultat . L'illustration ci-contre est asymétrique et illustre parfaitement notre propos. Ce qui compte dans un centrage, ce n'est pas tant les dimentions de l'image que la répartition des masses qu'il faut équilibrer. Comprenez : " mettre autant de surface du sujet de l'illustration de chaque côté de l'axe de votre pièce. Dans le cas présent le centrage se ferait sur l'aplomb de l'oreille du personnage pour donnez l'impression d'un centrage. -->sommaire

Motifs et frises

Les motifs et frises, sont des illustrations répétitives réalisés par des couleurs comme dans le jackard , ou avec des changements de points pour réaliser des "motifs fantaisie" , comme par exemple des torsades. Alors qu'ils seront représentés entièrement dans les croquis prémiminaires de rendu, et seront positionnés comme les autres illustration, vous n'avez pas l'obligation d'en créer le diagramme complet du fait de la répétivité. Si vous consultez des catalogues, vous verrez qu'ils ne fournissent que des diagrammes de base, en indiquant simplement la façon d'effectuer la répétition : horizontalement, verticalement ou sur toute la surface...

Dans le cas des points fantaisie(mailles glissées, croisées, jetés,etc...), ceux-ci sont représentés par des symbole "presque normalisé", tout au moins chez un même éditeur. Vous n'êtes pas obligés de les utiliser et pouvez également utiliser vos propres symboles. En général, les motifs de points sont effectués avec des fonds de couleur unie, vous pouvez donc prendre également des symboles de couleurs pour représenter ces symboles dans votre grille.-->sommaire

Réalisation et montage

Il y a peu de choses à dire à ce niveau : c'est plutôt du ressort de la technique de tricot, et se trouve être traité dans notre cours de tricot. Il est évident qu'une réalisation et un montage bâclés peuvent compromettre le résultat final, mais là n'est pas notre propos, puisque c'est l'évidence.

Restons pragmatiques et signalons quelques points utiles.... concernant la réalisation et les finitions.

La réalisation d'une illustration comporte des détails qui sont petits : on ne tricote pas les petits détails, ou un simple trait de contour. Cela conduirait à des changements de fils permanent, et à une forte probabilité de tout emmêler, même en utilisant des navetes de couleur . On préfère les broder après le montage(voir le cours), de façon à n'effectuer ques des changements de couleurs pour des surfaces suffisantes.

La phase de finition s'appelle également" l'enlumination". C'est le moment de la broderie, de la pose des boutons et des appliques. Les appliques sont des motifs, des petits objets que l'on vient placer en fin de travail pour rendre le modèle plus jolie. Cela peut être des motifs découpés en diverses matières, comme du tissus brodé (par exemple un écusson), des pièces de dentelle ou préparées au crochet, des pièces de soie dessinée , des morceaux de cuirs, des perles, des pompons, des feuilles et des fleurs artificielles, etc....

L'enlumination est vraiment la source de créativité qui vous permettra de placer une touche personnelle sur votre modèle. -->sommaire

L'aide à la création avec l'informatique.

Difficile sur internet d'éviter de parler de l'ordinateur. De part ses fonctions graphiques, celui-ci est tout indiqué pour toutes les tâches de dessin. De nombreux logiciels généralistes, s'ils sont maîtrisés, sont d'un apport considérable dans les traitements qui ont été évoqués dans cette page.

Des logiciels de tricot? Il y en a, mais ils sont rares. Si vous souhaitez en utiliser, vous ne les trouverez essentiellement dans les domaines professionnels, c'est à dire prévus pour piloter des machines de production industrielle. Ils sont très technique et très coûteux (comptez une fourchette de prix allant de 5000€ à 20000 €) c'est prendre un rouleau compresseur pour écraser une fourmil. Il existe également des logiciels amateurs qui sont beaucoup moins coûteux, mais sont loin d'être parfaits. Citons par exemple "SuperTricot", logiciel très abordable de quelques dizaines d'euros. Personnellement, il nous est apparu d'une utilisation un peu compliquées, et beaucoup trop limité et peu ergonomique(il faut bien faire des choix et c'est excusable). Entre ces deux types de logiciels (pro et amateur), le clivage est tellement grand, qu'il n'y a qu'un grand trou désert (vous connaissez le "Grand Canion"?), autant dans les fonctionnalités que dans l'échelle des prix...

Nous avons fait nos premières armes de CAO avec le logiciel de BROTHER(environ 500 €), puis avec SUPERTRICOT , mes ces logiciels se sont révélés très vite insuffisants, bien qu'ils permettent déjà beaucoup de choses.. Maintenant, nous développons le nôtre qui doit de situer dans ce fameux trou et répondre à nos attentes, tout en étant beaucoup plus simple d'emploi. Il est déjà fonctionnel, et lorsqu'il sera prêt pour la diffusion, il sera présenté sur ce site. -->sommaire